littérature étrangère

Lundi 10 mai 2010 1 10 /05 /Mai /2010 16:03

chantdedolores.gifC'est un best-seller déjà paru en 2000 en France. Belfond le réédite pour notre plus grand bonheur.

Dolorès : douleur en espagnol...

C'est en effet le destin pas très clément de Dolorès Price que nous "chante" W. Lamb. Des années 50 aux années 90 la vie ne fait pas de cadeau à cette petite fille américaine ni à la femme qu'elle va devenir... Une famille éclatée, un viol, l'obésité...

Dès les premières pages, Dolorès est attachante et on la suit avec émotion et compassion durant son chemin de croix d'abord puis dans sa résilience ensuite. L'auteur fait preuve de beaucoup de psychologie, d'empathie avec son héroïne.

Passionnant de bout en bout, ni totalement triste, un roman qui se lit d'une traite.

Stéphanie   

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Par Stéphanie - Publié dans : littérature étrangère
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Vendredi 7 mai 2010 5 07 /05 /Mai /2010 11:27

Grand succès de librairie en Autriche et en Allemagne, il était temps que nous, Français, on en profite !

Emmi et Léo ne se connaissent pas, habitent la même ville, aujourd'hui, quelque part en Autriche ou en Allemagne. Emmi est mariée et s'occupe des deux enfants de son mari. Léo vient de vivre une douloureuse rupture.

L'originalité du livre tient dans la forme : au temps de Balzac et de Mme Hanska on parlait de correspondance, de roman épistolaire chez Choderlos de Laclos. Plus près de nous (et même très près) "Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates" a obtenu un très grand succès (mérité !)

Vous avez deviné ?

Un roman épistolaire d'un genre nouveau a été inventé par Glattauer : le roman par courriel est né !! D'ailleurs l'auteur est en train d'écrire la suite.

Ce que j'ai aimé c'est le côté sentimental, fleur bleue même de Léo et le côté "masculin" et espiègle d'Emmi. Le suspens est savamment entretenu pour ne pas ennuyer le lecteur : vont-ils se rencontrer, se plaire physiquement ?

Vous le saurez en lisant ces mails, heu... ce roman voulais-je dire...

Stéphanie                                      ventdunord.gif

 

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Lundi 12 avril 2010 1 12 /04 /Avr /2010 14:45

Indéniablement Lucia Etxebarria a un vrai sens de la narration.

Ses histoires sont toujours parfaitement construites. Il y a de l’intrigue, du sexe, de la drogue et des sentiments. Il y a surtout des personnages qui vivent un vraie existence et qui essaient d’avancer.

 

Pour raccourcir, je dis souvent qu’Etxebarria est l’Almodovar féminin, tant son univers est aussi coloré que celui du célèbre cinéaste.

Ce serait sans doute la restreindre un peu, car Etxebarria est encore plus « barrée » que le cher Pedro. Et elle, au moins, assume ce qu’elle est.

etxebarria.jpg 

Sex & Love Addicts est le nom d’un groupe de musiciens, composé de trois amis d’enfance : Pumuky, le chanteur, Romano, le bassiste et Mario, le guitariste.

Voilà qu’on retrouve Pumuky mort d’une balle dans la tête. La police conclue à un suicide.

 

Mais chacun de ceux qui l’ont approché, va raconter sa relation personnelle avec Pumuky.

Sa personnalité va s’en trouver progressivement modifiée, jusqu’à un aveu final qui éclairera crûment la réalité de Pumuky. 

 

C’est un roman vraiment très drôle, jamais méchant. Etxebarria ne juge pas, elle raconte merveilleusement bien, son sens de la vie est épatant. Et la tendresse qu’elle a pour ses personnages renforce ce talent.

 

Si vous n’avez pas lu encore un roman d’Etxebarria, précipitez-vous sur Sex & Love Addicts !

 

Article du blog: Livres pour vous

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Lundi 11 mai 2009 1 11 /05 /Mai /2009 15:44

        Le nouveau Coelho est arrivé... rythmé et inventif.
L'auteur de "L'Alchimiste" s'embarque et nous embarque sur la croisette, en plein festival de Cannes.



A la manière d'un polar, retouché à coup de "Pretty Woman", gardant le drame d'un "Othello", ce roman inclassable est aussi prétexte ou alibi à notre Brésilien pour ponctuer son récit de réflexions sur nos valeurs, regards désabusés sur une certaine société, maximes arabes, introspections multiples et variées.
On a du mal à se détacher de ses histoires qui se chevauchent, à laisser partir les participants à cette aventure sans réagir.

A défaut de Palme d'or, l'auteur mérite un grand coup de chapeau pour le renouvellement de son sens créatif. Fini les contes initiatiques ( il en reste encore des traces résiduelles, on ne se refait pas d'un coup), place au scalpel d'un anatomiste de la "Superclasse" (pour reprendre son expression).

A lire, ne serait-ce que parce qu'il dérange beaucoup de critiques parisiens, qui enferment très rapidement un auteur dans un univers et un seul.
Coelho n'est pas un philosophe ou un donneur de leçon, juste un observateur partial, mais n'est ce pas le cas de tout le monde ?

Xavier

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Vendredi 17 avril 2009 5 17 /04 /Avr /2009 09:38
AH que voici un bon vieux "road moovie" littéraire qui fleure bon le contry, la folk, la pop, le grunge, le blues, les jam session, les boeufs, les riffs, la Music quoi!

En grande partie autobiographique, cette balade et ballade de musiciens de contrats en concerts, de villes en bourgades, de disputes en coteries et de rencontres en découvertes, se lit en fredonnant et s'appréie en chantant.

Road novel et good trip

Xavier

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Mercredi 4 mars 2009 3 04 /03 /Mars /2009 18:06

A l'image de sa couverture ce roman nous donne envie de goûter à la cuisine indienne.
Rachel est veuve. Elle est juive. Elle vit dans le village de Danda, près de Bombay. Ses enfants devenus adultes ont décidé de faire leur vie en Israël. Cette communauté juive en Inde est moribonde. Le seul témoignage de son activité passé est la synagogue... Synagogue où plus personne ne vient prier mais Rachel la veille, l'entretient...et va se battre pour la préserver de promoteur sans scrupules...

Chaque chapitre débute par une recette liée soit à l'état d'esprit de notre héroïne, soit à un fait religieux. Par exemple la malida (qui désigne à la fois le plat et la cérémonie) est effectuée pour remercier le prophète Elie d'avoir réaliser un voeu...
C'est instructif, gai et plaisant à lire.
Stéphanie                                      le réserver
 

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Mercredi 18 février 2009 3 18 /02 /Fév /2009 19:31
Le dernier roman de Henning Mankell ne nous déçoit pas : toujours aussi agréable à lire ! L'écrivain suédois a l'intelligence de ne pas  se voiler la face.
Ici, l'Afrique, le sida...
Dans un style sobre mais combien puissant, il dénonce notre indifférence d'Occidentaux face à ce fléau.

Ce que je trouve admirable, c'est la façon dont il parle de la douleur, du deuil d'une mère face à la mort de son fils.
C'est vraiment bouleversant sans vouloir provoquer l'apitoiement..
Si les romans de Mankell n'existaient pas, il faudrait les inventer.
Un roman coup-de-poing nécessaire.
Stéphanie

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Lundi 2 février 2009 1 02 /02 /Fév /2009 19:33
Attention Coe vient d'écrire une pépite !

Tout est remarquable dans son dernier roman: son histoire, sa construction, son style (merci aux traducteurs).

Rosamond raconte le parcours de trois générations de femmes : Beatrix la grand-mère, Théa la fille, Imogen la petite fille aveugle à travers quelques photos.

Ces destinées féminines sont bouleversantes.

Comme McEwan avec "La place du Chesil", Coe signe un grand roman d'une justesse et d'une subtilité rare.

Stéphanie

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Jeudi 16 octobre 2008 4 16 /10 /Oct /2008 21:27
    Cette fois-ci David Lodge nous surprend un peu.
Le ton est moins caustique, l'humour est davantage distillé par petite touche . Par contre, on y gagne en profondeur. Ce roman est imprégné de nolstalgie...
Desmond , son héros est un jeune retraité, ancien universitaire, qui est lourdement handicapé par sa surdité. Malentendus et désarrois se succèdent...
Avec tendresse David Lodge se penche sur ce personnage, qui, somme toute n'est pas très différent de lui même. Très attachant Desmond nous fait réflechir sur la vieillesse, ses conséquences et sa perception dans notre société obsédé par le jeunisme.
Stéphanie

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Jeudi 9 octobre 2008 4 09 /10 /Oct /2008 19:49



1962. Edward et Florence viennent de se marier. Leur lune de miel commence dans un hôtel anglais de bord de mer. Leur nuit de noces (tous les deux sont vierges)  ne va pas se dérouler comme prévu...
Auparavant, avec "Expiation", McEwan nous avait habitué à sonder l'âme, à nous prouver que le destin tient à peu de chose.
Comme dans ce dernier roman.
Les protagonistes, comme des funambules marchent sur une corde.  Leur éducation, le tabou de la sexualité (encore très présent avant 68) vont-ils les déséquilibrer ?
Stéphanie
      
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